Le Gerbier de Jonc, c’est l’un de ces endroits qu’on reconnaît sans l’avoir jamais vu — cette forme pointue et insolite posée au milieu du plateau ardéchois, immédiatement reconnaissable. C’est aussi, symboliquement, là que naît la Loire. Un sommet court mais qui a du sens.
La source de la Loire et son sommet si particulier
Le Mont Gerbier de Jonc (1551 m) est l’un des sommets les plus reconnaissables du plateau ardéchois — non pas pour son altitude, mais pour ce qu’il représente. C’est depuis ses flancs que jaillit la source officielle de la Loire, le plus long fleuve de France (1006 km). En réalité, il existe plusieurs sources sur le site, toutes revendiquant être « la vraie » — une petite querelle touristique qui fait sourire.
Sa forme pointue et ses parois rocheuses lui donnent cette silhouette si particulière, immédiatement reconnaissable depuis des kilomètres à la ronde sur le plateau.
La source de la Loire
Plusieurs filets d’eau au pied du Gerbier se disputent le titre de « source de la Loire ». La source dite officielle est balisée (GPS : 44.84156° N, 4.21852° E) — mais les autres valent également le coup d’œil. Prévoyez quelques minutes pour les trouver toutes avant de monter.



Comment y accéder ?
Le départ se fait depuis le parking du Gerbier de Jonc (GPS : 44.84296° N, 4.21651° E), au pied du sommet. Depuis Les Estables (Haute-Loire), comptez environ 20 minutes de route. Depuis Le Puy-en-Velay, environ 45 minutes. Le parking est gratuit.
Sur place, on trouve un espace d’accueil avec quelques boutiques et un restaurant — le Gerbier est un site touristique fréquenté, notamment en été. Ce n’est pas un endroit sauvage, mais l’ascension elle-même reste très agréable malgré la fréquentation.
Fréquentation
En juillet-août, le site peut être très fréquenté — le sentier d’ascension est étroit par endroits. Privilégiez une arrivée tôt le matin ou en fin de journée pour profiter du sommet au calme.
Le parcours
1 — La montée — raide et directe
Le sentier part du parking et attaque directement la pente — il n’y a pas de mise en jambes progressive. Le terrain est rocailleux et assez raide par endroits, avec quelques passages qui demandent d’utiliser les mains pour s’aider. Quelques passages « techniques », des chaussures à bonne accroche sont vraiment indispensables — les baskets de ville glissent sur la roche humide.



2 — Le sommet — 1551 m
Au sommet, la vue est dégagée dans toutes les directions sur le plateau ardéchois et les sommets du Massif Central. Par temps clair, le Mont Mézenc est visible au nord-est, et le regard porte jusqu’aux Alpes. Une table d’orientation aide à identifier les sommets. Le sommet lui-même est assez étroit — en plein été, il peut y avoir du monde.

3 — La descente en boucle
Le retour s’effectue par un chemin différent de la montée, ce qui permet de faire une vraie boucle plutôt qu’un simple aller-retour. La descente est également raide — prenez votre temps, surtout par temps humide.
Chaussures de rando indispensables
La roche mouillée est très glissante. Des chaussures de randonnée avec une bonne semelle crantée sont vraiment indispensables — c’est court, mais on peut se faire mal en glissant.



Dans le secteur
Les Estables et le Mont Mézenc
À une vingtaine de minutes de route, Les Estables est la base idéale pour randonner sur le plateau du Velay et monter au Mont Mézenc (1753 m), sommet jumeau reconnaissable depuis des dizaines de kilomètres. Voir l’article →
Cascade du Raypic
À une vingtaine de minutes de route, la cascade du Raypic est l’une des plus belles d’Ardèche — accessible par une courte balade depuis le parking, elle tombe dans un cadre boisé et sauvage très différent du plateau du Gerbier. Voir l’article →

Informations pratiques
